Richard Mille rend hommage à la McLaren F1 à Rétromobile

Partenaire privilégié de McLaren, l’horloger Richard Mille va réunir plusieurs exemplaires de la fameuse F1 de route dans le cadre du Salon Rétromobile.

À la fin des années 1980, Gordon Murray, l’ingénieur de Formule 1 artisan des victoires de nombreuses monoplaces McLaren, soutenu par Ron Dennis, le président de l’écurie anglaise, se met en tête de concevoir la meilleure supercar de tous les temps. Une GT superlative en termes de prix et de prestations. Une GT qui allie les technologies F1 à un confort raffiné et aux sensations d’une F1.

Présentée en avant-première à Monaco en 1992 sous la forme d’une maquette, cette machine de route se prénomme tout simplement F1. Son prix de 5,3 millions de francs la réserve à une élite. En échange de cette coquette somme, les heureux propriétaires – à peine 69 modèles de route seront vendus -, accèdent à l’une des plus fascinantes voitures de sport jamais produite. La ligne discrète signée Peter Stevens repose sur une cellule en carbone. Les deux portes en élytre s’ouvrent sur un habitacle installant le conducteur au centre, comme dans une monoplace. L’originalité du concept réside dans le fait que la F1 peut accueillir deux passagers, un de chaque côté du pilote.

La chasse aux kilos superflu a poussé ses concepteurs à recourir aux matériaux high-tech utilisés en F1, que ce soit le carbone et l’aluminium. Gordon Murray a tenu son pari puisque sa création est plus légère que toutes ses concurrentes, ne dépassant pas 1 080 kilos. BMW fournit la mécanique, le fameux V12 6 litres provenant du projet avorté de la M8. Ce moteur super carré fournit 627 chevaux à 7 400 tr/min. Ceux qui l’ont entendu chanter en parlent avec des trémolos dans la voix.

En raison de son tarif astronomique et de la crise économique des années 1990, la McLaren F1 connaîtra une carrière commerciale aussi éphémère que discrète. Le championnat d’endurance BPR et les 24 Heures du Mans lui ouvrent toutefois un débouché inattendu. La firme de Woking développe une version de course (GTR) qu’elle commercialise auprès d’équipes privées. Au final, 32 exemplaires y compris les 9 versions avec arrière allongés seront fabriqués pour la compétition entre 1995 et 1997. En 1995, à la faveur d’un règlement orienté GT, la McLaren F1 GTR n°59, engagée par une écurie japonaise (Kokusai Kaihatsu Racing) pour le trio Yannick Dalmas, JJ Lehto et Masanori Sekiya, entre dans la légende du Mans en remportant la classique française.

Texte issu du site Rétromobile

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