L’incroyable histoire de cette Lotus Esprit GT300 en Australie…

Aujourd’hui, un focus sur une voiture qui a roulé uniquement en Australie, une Lotus Esprit GT300 qui fait le bonheur de son propriétaire actuel qui a décidé de la mettre en livrée 24 Heures du Mans 1993…

Cette voiture a été construite par le département Lotus Racing en 1993 pour Lotus Australia. Selon les factures, le coût de construction était supérieur à 200 000 livres sterling (soit plus de 220 000 euros). Elle a été envoyée en Australie sur le vol QF2 avec deux des techniciens du département Lotus Race pour courir aux 12 Heures de Bathurst dans la catégorie de production GT.

Elle a été commandée par Lotus Australia et a été facturée par Lotus Cars Limited le 25 février 1993. Elle a été expédiée par avion le 17 mars 1993. Il s’agissait d’une base Lotus Sport 300 et elle a été modifiée spécialement pour la course (avec un châssis non galvanisé et beaucoup de panneaux en fibre de carbone, identique aux voitures qui ont couru aux 24 Heures du Mans 1993) pour disputer le championnat GT australien.

La voiture a été assemblée par Alan Knobs et Kevin Youngs et tous deux ont accompagné cette Lotus Esprit GT300 en Australie pendant quatre semaines pour enseigner au chef mécanicien local de Lotus, Paul McCreery. Elle a été en pole position dans presque toutes les courses auxquelles elle a participé aux mains de Larry Perkins en 1993. Elle a détenu le record du tour aux 24 Heures de Bathurst pendant plus de 10 ans. En 1994, elle a remporté le championnat GT emmenée par Brad Jones.

Le numéro de moteur de 1993 (qui figure sur la voiture en ce moment) est LP910930228110. Un moteur de 1994 a été envoyé par Lotus Cars à Lotus Australia pour la saison 1994, mais il n’a jamais été monté. Comme les Lotus Sport 300 n’étaient pas officiellement en vente en Australie à cette époque, après son atterrissage, elle a été équipée de panneaux et de roues de Lotus S4. Elle a couru les 12 Heures de Bathurst aux mains de Larry Perkins qui a signé record de tour après record de tour jusqu’à ce que la voiture ne casse à 30 minutes de l’arrivée. En 1994, les Lotus Sport 300 étaient officiellement en vente en Australie, elle a alors pu reprendre le look de Sport300. Cependant, elle a conservé le pare-chocs arrière de la S4, ainsi que les revêtements intérieurs des portes.

Brad Jones a remporté le championnat GTP cette année-là avec elle. Elle a été construite selon les mêmes spécifications que les modèles des 24 Heures du Mans. Les règles du GTP ne lui permettant pas d’avoir des réservoirs souples, les réservoirs normaux ont été conservés. Elle dispose également de vitres et de rétroviseurs électriques en état de marche, conformément aux règles du GTP (les voitures doivent être de production « standard »). Mais les panneaux sont si fins qu’ils sont presque flexibles. Le capot, le toit et le hayon sont en fibre de carbone très fine. Les interrupteurs du tableau de bord cachent divers ajouts tels que le sur-boost, l’activation du refroidisseur de la boîte de vitesses, la mise en marche et l’arrêt de l’ABS, etc…

La voiture a été mise sur un banc à rouleaux de 500 ch, et il n’a pas pu suivre la rapidité de son accélération et la puissance de pointe. Elle roule avec un carburant avec un taux d’octane de 98. Elle atteint 444 ch à 6 000 tr/min. Elle est censée peser 900 kg.

Depuis son histoire et sa carrière en compétition en Australie, elle a appartient à un nouveau propriétaire depuis 2009 qui l’a mise en décoration des 24 Heures du Mans 1993 (#44 de Ferdinand De Lesseps, Olindo Iacobelli et Richard Piper, abandon sur joint de culasse 16e heure) car, selon lui, « cela la met en valeur. C’est une bête de course à conduire, d’une rapidité folle et d’une grande puissance. »

Le Mans 1993 @Facebook La Lotus Family

Paul McCreery, le mécanicien australien, a été envoyé en 1993 chez Lotus UK pour apprendre à connaître cette voiture et il en est devenu le gardien, en voyageant avec elle à toutes les courses et en s’occupant de toute la maintenance. Paul travaille maintenant pour le nouveau propriétaire en tant que mécanicien privé, le charme n’est donc pas rompu…