Les petites histoires des 24 Heures de Spa 2001…

Vingt ans ! Les 24 Heures de Spa fêtent cette année leur 20e anniversaire de l’ère GT. Un anniversaire spécial pour une course spéciale qui va se dérouler en octobre sans son public si cher à une épreuve qui est devenue au fil des années la course GT3 la plus relevée au monde. On ne va pas revenir sur le déroulé de chaque édition mais on va essayer de vous faire découvrir ou de vous rappeler quelques moments importants de chaque édition GT.

Commençons par 2001, la toute première épreuve réservée aux GT.

– Trois catégories acceptées : premièrement les GT participant au championnat FIA GT (GT1 et GT2), deuxièmement les acteurs du FFSA GT et des autres championnats nationaux (Belgique, Espagne, Angleterre) et troisièmement les autos des coupes de marque telles que Lamborghini GTR Supertrophy, Porsche Supercup et Ferrari 360 Challenge.

– La Honda NSX du team autrichien Honda Sport Alschach est forfait. Alors qu’elle avait reçu une dérogation pour passer les vérifications techniques le lendemain du jour prévu, elle ne s’est pas présentée. En chargeant l’auto dans le camion, les mécaniciens ont découvert une fuite au niveau de la boîte de vitesses.

– Plusieurs concurrents ne sont pas parvenus à se qualifier mais tout le monde a été repêché. C’est le cas de la Marcos qui a été handicapée par la casse de plusieurs moteurs.

– 37 équipages sont au départ de l’épreuve. Quatre pilotes par équipage sont désormais autorisés.

– Christophe Bouchut découvrait les 24H de Spa et il repart avec la victoire sur la Chrysler Viper GTS-R/Larbre Compétition. Le Français en avait fait de même au Mans en 1993 et à Daytona deux ans plus tard.

– A 62 ans, Dieter Quester s’impose pour la 4e fois les 24 Heures de Spa. Cette fois, c’est la catégorie N-GT qu’il remporte sachant que son premier succès remonte à 1973.

– Le prix des baquets était bien inférieur à ceux qu’on peut trouver de nos jours. En 2001, il fallait débourser 7000 euros pour rouler sur un Renault Spider, 8750 euros pour la Lotus Elise, 25 000 euros pour une Porsche, 40 000 euros pour une Chrysler Viper et 50 000 euros pour la Ferrari 550 Maranello.

– 105 000 litres d’essence sans plomb ont été amenés à Francorchamps pour les 24 Heures de Spa. Il faut ajouter à cela 1800 pneumatiques et 2000 bouteilles de champagne.

– Pas plus de trois heures en piste consécutivement pour un pilote (contre quatre en 2000) avant un repos d’au moins deux heures et pas plus de 12 heures au total. Kurt Dujardyn a roulé 10h39mn41s.