Xavier Combet (Petit Le Mans 2012) : « On ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin ! »

TDS Racing est présent cette année aux 24 Heures de Daytona sous l’entité Racing Team Nederland. En 2012, lors de la deuxième année de l’écurie montpelliéraine, Thiriet by TDS Racing était en piste à Road Atlanta à l’occasion du Petit Le Mans. Pierre Thiriet, Christophe Tinseau et Mathias Beche terminaient au pied du podium de la classique georgienne. En octobre 2012, nous avions rencontré Xavier Combet à Road Atlanta. Que de temps passé depuis cette première expérience américaine pour TDS Racing. Retour en 2012…

Endurance-Info : 17/10/2012

C’est bien en leader du championnat European Le Mans Series que le Thiriet by TDS Racing arrive à Road Atlanta. Si la série devait se refermer en novembre au Portugal, c’est en réalité aux Etats-Unis que le team va jouer les couronnes Pilotes et Equipes. Avec seulement 10 points d’avance sur OAK Racing, tout reste possible surtout que les points sont doublés pour le Petit Le Mans. Au championnat Pilotes, le tandem Thiriet/Beche compte une avance de 19 longueurs sur Pla/Baguette (OAK Racing). Pour ce dernier rendez-vous de l’année, la ORECA 03 du Thiriet by TDS Racing est à nouveau partagée par Pierre Thiriet, Mathias Beche et Christophe Tinseau, soit l’équipage qui a terminé deuxième des dernières 24 Heures du Mans (LMP2). Pour sa deuxième campagne en Endurance, l’équipe dirigée par Xavier Combet et Jacques Morello montre qu’elle fait jeu égal avec les ténors de la catégorie avec une victoire au Paul Ricard puis une deuxième place au Mans et à Donington. Si Xavier Combet est bien en place à Road Atlanta, Jacques Morello est pour sa part en Espagne où le TDS Racing va jouer le titre Pilotes en World Series by Renault dans le championnat Eurocup Megane Trophy avec le Néerlandais Bas Schothorst. Avant le début de la folle semaine georgienne, Xavier Combet dresse l’objectif de cette escapade américaine en revenant sur la saison écoulée tout en évoquant l’avenir.

Xavier, cette présence ici n’était pas prévue initialement dans le programme. Quel est votre sentiment sur ce changement ?

« Déjà je découvre le pays en tant que compétiteur. Il est vrai que la saison est un peu tronquée. En Europe, nous avons nos habitudes et on s’est posé beaucoup de questions avant de venir. Avec un peu de recul, le côté logistique à gérer n’est pas trop compliqué. Nous avons l’habitude à le gérer en World Series by Renault, notamment avec le déplacement à Moscou. Sur le plan financier, disputer le Petit Le Mans coûte plus cher que deux courses européennes et c’est aussi plus onéreux que le budget prévu initialement. Cependant, nous avons des engagements avec nos pilotes et nous sommes en tête du championnat. On ne pouvait pas avoir décroché ce beau résultat au Mans et s’ arrêter en si bon chemin. »

C’est aussi une façon de prendre de l’expérience pour le futur ?

« Tout à fait ! Nous découvrons un autre environnement, un autre mode de fonctionnement. Nous avons rencontré les gens de l’IMSA qui sont très ouverts et très agréables. Il est vrai que de part nos résultats nous réfléchissons à un engagement en WEC car nous n’avons pas à rougir. Pour cela, il faudra atteindre les objectifs financiers. Nos bons résultats nous font connaître de plus en plus et cela ne peut être que positif pour l’avenir. Pour nous, rien n’est finalisé pour 2013 qui peut passer par le WEC ou l’ELMS avec une ou deux autos. Tout reste ouvert, mais ce qui est certain, c’est que nous n’abandonnerons pas l’Endurance. Si nous passons en WEC, ce sera aussi pour découvrir de nouveaux horizons et se mesurer à d’autres équipes. »

JEAN-PIERRE ESPITALIER (ACO)

La saison 2013 passera à nouveau avec une ORECA 03 ?

« Oui car nous sommes bien à leurs côtés. Avec le temps nous consolidons les choses. ORECA est une entreprise très professionnelle, alors pourquoi changer. C’est d’ailleurs la même chose avec Nissan. »

Le grand moment de la saison reste la deuxième place au Mans ?

« Il y a plusieurs grands moments, mais celui-là en est un tout particulier. Pour nous, il fallait confirmer cette saison nos résultats de 2011. Lorsque nous avons vu la liste des engagés en ELMS, nous avions bien compris que ce ne serait pas facile et que le niveau serait relevé. Dès le Castellet, nous avons décroché pole, victoire et record du tour. Suite à l’annulation de Zolder, nous sommes directement arrivés au Mans où pour être franc notre objectif était de terminer l’épreuve pour notre première participation. L’équipe a énormément travaillé en amont pour cela. Nous avons découvert un autre monde, un autre univers. L’apport de Christophe Tiniseau dans l’équipage a été un plus aussi bien sur le plan de ses qualités humaines, que du pilotage ou de la notoriété. Il sait ce qu’il faut faire et ne pas faire. Deux heures avant l’arrivée, nous étions un peu déboussolés par la fatigue et c’est là que les erreurs peuvent arriver. De plus, nous avons connu une crevaison lente lors du dernier relais. L’arrivée était une grande fête. On réalise un tout petit peu lorsque l’on est sur le podium car on met un bon moment à comprendre ce qui arrive. C’est là que l’on digère et que l’on apprécie. On aurait signé de suite pour ce résultat. C’est une très belle course qui amène beaucoup de valeur humaine et c’est ce que l’on recherche dans le sport auto. »

Quid d’un programme GT en 2013 ?

« Nous y pensons également et nous avons des contacts. L’objectif à l’heure actuelle est d’aller rouler en Blancpain Endurance Series, mais il y aussi la piste ELMS car la série s’ouvre aux GT3. Là aussi tout reste ouvert et c’est un peu tôt pour en dire plus, notamment sur le choix de l’auto. On analyse les coûts. Après plusieurs saisons passées en World Series by Renault, il faut se fixer d’autres objectifs. On a vécu de très belles choses dans ce championnat. Nous y sommes tout de même depuis 2005 et nous jouerons le titre Pilotes en fin de semaine à Barcelone. »

Au Petit Le Mans, l’objectif sera de se préoccuper juste des équipes européennes ?

« L’objectif est clairement de terminer devant ces équipes. C’est le titre qui nous amène ici car nous n’avons rien à gagner en ALMS. Nous sommes une course dans la course. Avec les points qui sont doublés, la moindre erreur se paiera cash. Il faut la fiabilité et terminer la course. De plus, il faut gérer la réglementation américaine si spécifique. Par chance, nous avons le soutien de Jean-Philippe Pellaprat qui connaît bien la gestion de ces situations, de part son expérience avec ORECA. Christophe a aussi une grande connaissance du terrain. L’équipe est solide à tous les niveaux et nous sommes prêts pour un bon résultat. »

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