Il y a 20 ans, c’était le chaos aux 24 Heures du Mans…

On s’attend à une belle édition des 24 Heures du Mans en ce samedi 16 juin 2001. Audi, le tenant du titre, remet sa couronne en jeu. La marque aux quatre anneaux a également décidé de fournir son moteur à Bentley dont c’est le retour officiel après 71 ans d’absence. C’est aussi le retour de MG (en LMP 675), les 20 ans de présence de Courage en tant que constructeur et ce sont les 50 ans des débuts de Porsche aux 24 Heures du Mans.

S’élançant de la pole position, l’Audi R8 #2 (Audi Sport North America) de Laurent Aïello creuse immédiatement l’écart sur la Dome S101 #16 de Jan Lammers. Mieux, le Français signe le meilleur tour de la course dès la 3e boucle en 3:39.429, mais au tour suivant, c’est « l’apocalypse ».

Aux abords d’Indianapolis, c’est le déluge, un mur d’eau s’abat sur le tracé. Laurent Aïello est en slicks, mais s’en sort bien. Ce ne sera pas le cas de tout le monde. L’Audi R8 #4 de Stefan Johansson s’écrase contre un mur de pneus. Au Virage Porsche, la Cadillac Northstar LMP 2001 #5 d’Eric Bernard est plantée dans le bac à gravier et une autre Audi, la #3 de Ralf Kelleners (Champion Racing) a abimé son aileron contre un rail. La Viper GTS-R #58 de Jean-Philippe Belloc (Larbre Compétition) rentre au stand avec l’avant complétement enfoncé.

Puis c’est la stupeur, on découvre cinq autres voitures prises dans un carambolage : la Pilbeam MP84 #35 de Martin O’Connell (S & R Rowan Racing Ltd.), la Reynard 01Q-LM #37 de Milka Duno (Dick Barbour Racing), la Viper GTS-R #57 (Équipe de France FFSA) de David Terrien, la Saleen S7R #61 de Toni Seiler (Konrad Motorsport) et la Courage #18 d’Emmanuel Clerico (Pescarolo Sport). Revivez ce moment marquant de l’histoire des 24 Heures du Mans dans les conditions du direct (anglais).