Qui disait quoi aux 24 Heures du Mans 1991…

Faisons un bond dans le temps pour revenir sur les 24 Heures du Mans 1991 remportées par Mazda. C’était il y a près de 28 ans. Retour sur quelques déclarations d’époque des différents acteurs…

Yves Courage (patron de Courage Compétition) : « Quand tu prends de tels coups derrière la nuque alors que la course n’est pas totalement engagée, tu te dis : c’est la scoumoune, c’est fini. »

Jean-Marie Balestre (président de la FISA) : « Je désire exprimer mes regrets à l’égard de tous les journalistes dont la sensibilité a été meurtrie par le ton que j’ai utilisé au cours de la conférence de presse de vendredi. Tous les sportifs se réjouiront également d’avoir découvert les nouvelles et magnifiques installations du Mans. »

Yannick Dalmas (Peugeot) : « La voiture, j’aurais aimé la ramener sur mon dos. »

Jürgen Hubbert (patron de Mercedes à propos de la C112) : « Nous n’avons pas jugé raisonnable de commercialiser cet engin car nous ne sommes ni Ferrari ni Lamborghini. C’est pourquoi nous avons adressé une lettre d’excuses aux 700 clients potentiels qui s’étaient déclarés prêts à en acheter un exemplaire ou plusieurs, malgré le prix qui aurait approché les 4 millions de Francs. »

Takaharu Kobayakawa (directeur du développement chez Mazda) : « Au Japon, tout le monde a vu les deux 905 en 1ère ligne et en tête des 24 Heures du Mans pendant une bonne heure. C’est comme cela qu’on construit une image. »

Bob Wollek (Jaguar) : « Ca n’est jamais que la 3e fois que je suis sur le podium en 20 participations. Et je suis content de terminer 3e d’une course historique. Je félicite Mazda de tout mon coeur car la victoire d’une voiture japonaise, après autant de tentatives, est plus qu’un symbole. »

Jean-Louis Schlesser (Mercedes) : « Quand tu vas chez ton boucher, ce qu’il te demande, c’est ça : vous êtes pilote ? Et vous avez gagné Le Mans ? Tout est là… »

Bertrand Gachot (Mazda) : « C’est aussi la victoire des pilotes réguliers de Mazda, comme Pierre Dieudonné, auxquels nous volons un peu de leur bonheur aujourd’hui, eux qui ont tant travaillé pour mettre au point cette voiture. »

Henri Pescarolo (Porsche) : « Je ne dormais pas parce que Winter était parti se coucher, et que Schneider (Bernd) n’était jamais sûr de pouvoir enchaîner deux relais de suite à cause de son manque d’expérience nocturne. »

Jean Todt (Peugeot) : « Je suis déçu, toute l’équipe est déçue. Mais tout ce qui nous est arrivé est finalement logique. Nous étions trop jeunes pour aborder correctement une épreuve comme celle-là. Nous retirons néanmoins quelques images positives de cette course. Pour la première fois, on n’a pas entendu les pilotes se plaindre d’un manque de puissance, de ratées à l’allumage et de coupures à haut régime. »