Magny-Cours, dimanche : deux couronnes pour trois

L’édition 2018 du Championnat de France Historique des Circuits s’est achevée ce dimanche sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Frédéric Rouvier, Franck Quagliozzi et Benoît Romac en sont les lauréats

LES NOUVEAUX CHAMPIONS DE FRANCE

Frédéric Rouvier

Moniteur de pilotage de profession et ancien finaliste du Volant Elf (en 1995), Frédéric Rouvier (40 ans) décroche le titre en catégorie « Monoplaces/Protos » en ayant réalisé le score parfait dans le Trophée F3 Classic avec 12 victoires en autant de départ. Sa Martini MK31 de 1980 était engagée par le team italien « Blue is Blue » de Gianluigi Candiani

Franck Quagliozzi

Multiple vainqueur de la Coupe de France des circuits, le pilote de Mâcon est couronné champion de France en catégorie « GT/Tourisme ». Âgé de 38 ans, il a rejoint la Youngtimers GTI Cup à partir du deuxième meeting de la saison et s’est ensuite adjugé la victoire dans les 12 courses disputées au volant d’une Honda Civic groupe A préparée par son équipe sur la base d’un modèle de 1990.

Benoît Romac

Présent sur le Trophée GT Classic depuis sa création, Benoit Romac en a juste raté deux courses cette saison, avant d’en gagner les 12 autres à bord de sa précieuse Porsche 993 GT2 de 1998. A 44 ans, il partage ce titre de champion de France « GT/Tourisme » avec Franck Quagliozzi, les deux pilotes affichant un score strictement identique.

AU FIL DE LA JOURNEE

Asavé Racing 65 / Course unique

Pilotes engagés : 29 – Le Top 5 : 1.Dutoya (Elva Mk8S), 2.Perou (Chevron B8), 3.Valinho (Datsun 240Z), 4.Beltramelli (Chevrolet Corvette), 5.Gruau/Gruau (Shelby Cobra), etc.

En deux mots : Une fois le brouillard matinal dissipé, les pilotes de l’Asavé Racing 65 donnent le coup d’envoi de la journée avec leur endurance d’une heure, fractionné d’un passage obligatoire par les stands à mi-parcours. Pierre Dutoya, qualifié en pole, hisse son Elva Mk8S au commandement dès les premières minutes de confrontation et porte son avance sur Eric Perou (Chevron B8) à une dizaine de seconde au cap des 20 mn et des premiers passages par les boxes. José Beltramelli (Chevrolet Corvette) complète alors le trio de tête à une place qu’il occupait déjà sur la grille de départ. Une fois achevée la séquence des arrêts aux stands, la bonne affaire est pour les Gruau père et fils remontés à la troisième place à bord de leur Shelby Cobra. Devant, l’Elva et la Chevron B8 attaquent de concert le dernier quart d’heure de course, mais la seconde est ensuite contrainte à effectuer un stop and go pour n’avoir pas respecté les 2’30’’ d’arrêt minimum aux stands. Ainsi débarrassé de toute menace, Pierre Dutoya rejoint l’arrivée en vainqueur devant Eric Perou, qui sauve malgré tout sa deuxième place. Auteur d’une belle fin de parcours, Jean-Charles Valinho place sa Datsun au troisième rang en étant resté sous la menace de José Beltramelli jusqu’au bout.

Youngtimers GTI Cup et Roadster Pro Cup / Courses 1 et 2

Pilotes engagés : 32 – Le Top 5 : Course 1 : 1.Quagliozzi (Honda Civic), 2.L.Hélary (Honda Civic), 3.Benjamin (Honda Civic), 4.Fasano (Golf GTI), 5.Ehrlacher (Mazda MX-5), etc. Course 2 : 1.Quagliozzi, 2.E.Hélary, 3.Benjamin, 4.Mathez (205 GTI 1.9), 5.Fasano, etc.

En deux mots : Les concurrents de la Youngtimers GTI Cup et leurs homologues de la Roadster Pro Cup disputent leurs deux courses ce dimanche. Dans celle du matin, Franck Quagliozzi s’échappe dès les premiers tours et rejoint la mi-course avec déjà 18’’ de bonus sur Loïc Hélary et Damien Benjamin, alors en plein duel à bord d’autres Honda Civic. La suite des débats confirment cette hiérarchie. L’insatiable pilote de Mâcon décroche une nouvelle victoire, alors que ses deux poursuivants vont au contact dans le dernier tour. Damien Benjamin pénalisé de 30’’ pour sa manœuvre, la deuxième place échoit à Loïc Hélary. Leader de bout en bout, le très capé Yann Ehrlacher s’impose parmi les Mazda MX-5 devant Tony Deschamps et Florian Cabarrou. La course de l’après-midi est le parfait remake de celle du matin à une seule différence près : derrière l’inaccessible Quagliozzi, sacré champion de France, c’est Eric Hélary « himself » qui mène la Honda familiale à la deuxième place, précédant Damien Benjamin d’une dizaine de secondes. Du côté des Mazda, Tony Deschamps prend sa revanche sur Yann Ehrlacher, pénalisé d’un stop and go pour un départ anticipé.

Trophée Lotus / Course 2

Pilotes engagés : 35 – Le Top 5 : 1.Métayer, 2.Rucheton, 3.Jacquet, 4.Cazalot, 5.Vulliez (tous sur Lotus Seven).

En deux mots : Sans rien changer à leurs habitudes, les trois premiers de la course du samedi sont de nouveau aux avant-postes, Dominique Vulliez passant la mi-course en tête devant Pascal Métayer et Claude Rucheton, le vainqueur de la course 1. Florent Cazalot et Cyril Jacquet également dans le bon wagon, ils forment alors un groupe détaché de cinq pilotes. Tout cela augure d’une nouvelle arrivée au finish ! Dans le dernier tour, Dominique Vulliez tente sa chance mais part à la faute, laissant Pascal Métayer se glisser sous le drapeau à damier en vainqueur avec 7/10 de mieux que Claude Rucheton. David Mouchet s’impose parmi les pilotes de Caterham devant Pauline Delarbre, une nouvelle fois auteur d’excellents chronos.

Trophée Formule Renault Classic / Course 2

Pilotes engagés : 17 (28 avec la F3 Classic) – Plateau commun avec le Trophée F3 Classic – Le Top 5 : 1. « Nelson » (Martini MK51), 2.Klein (Martini MK41), 3.Domas (Martini MK54), 4.Boudreault (Orion FR90), 5.Faucher (Martini MK41), etc.

En deux mots : En grande forme, « Nelson » entame les débats sur un mode majeur en prenant le sillage des meilleures F3. A distance, la bagarre s’instaure entre Marc Klein et Florent Cazalot, mais ce dernier doit se retirer à trois tours de l’arrivée. Jackie Domas en profite ainsi pour rejoindre sur le podium l’intouchable « Nelson », seulement battu par deux F3 au général, et Marc Klein. Thierry Auvray ayant dû abandonner, Tony Boudreault s’impose avec une belle avance parmi les « FR » atmosphériques.

Trophée F3 Classic / Course 2

Pilotes engagés : 11 (28 avec la FR Classic) – Plateau commun avec le Trophée Formule Renault Classic – Le Top 5 : 1.Rouvier (Martini MK31), 2.Jacobs (Ralt RT3), 3.Eynard-Machet (Martini MK31), 4.Vallery-Masson (Ralt RT3), 5.Jackson (Chevron B43), etc.

En deux mots : Sans surprise, Frédéric Rouvier creuse un petit écart sur Ian Jacobs et Laurent Vallery-Masson dès les premiers tours, puis une courte neutralisation remet les compteurs à zéro. A mi-course, alors que les trois hommes sont toujours pointés dans cet ordre, Simon Jackson vient semer le trouble dans le groupe de tête et part à la faute. Jean-Pierre Eynard-Machet profite alors de la bousculade pour s’emparer de la troisième place derrière l’intouchable Rouvier et son poursuivant britannique. Les positions ne changeront plus. En remportant sa douzième victoire consécutive dans le cadre de l’Historic Tour, Frédéric Rouvier décroche le titre de champion de France en catégorie « Monoplaces/Protos ».

Trophée GT Classic et Supertouring Revival / Course 2

Pilotes engagés : 10 – Le Top 5 : 1.Romac (Porsche 993 GT2), 2.Scott./Boardman, 3.Smith/Moulton-Smith (BMW M3), 4.Griffin (BMW M3), 5.Mathieu (Porsche 964 RSR), etc.

En deux mots : Toujours aussi intraitable aux commandes de sa Porsche 993 GT2, Benoît Romac prend le large dans le premier quart d’heure de course et aborde la période des arrêts aux stands avec une belle avance sur la BMW M3 des Anglais Scott et Boardman. Malgré un stop and go infligé pour un temps d’arrêt insuffisant, le pilote de la Porsche conserve le pouvoir et s’achemine sans soucis vers un nouveau succès, synonyme de titre de champion de France en « GT/Tourisme ». A bonne distance, les équipages anglais Scott/Boardman et Smith/Moulton-Smith, également présents sur le plateau du CSCC, complètent le tiercé du jour. A bord de sa Porsche 964, Sébastien Mathieu (Porsche 964) termine deuxième pilote français, bien qu’ayant été contraint à l’abandon en vue de l’arrivée

Challenge Formula Ford Historic / Course 2

Pilotes engagés : 30 – Le Top 5 : 1.Waisler (Van Diemen RF80), 2.Girardet (Van Diemen RF81), 3.Brunetti (Merlyn Mk20), 4.Faggionato (Van Diemen RF81), 5.Ducharne (Lola T540), etc.

En deux mots : Les duettistes du team Palmyr entament immédiatement le match retour de leur duel de la veille. A mi-course, Laurent Waisler et François Belle emmènent ainsi le peloton devant Alain Girardet et Louis Ducharne. L’issue du combat reste indécise, mais à trois tours de l’arrivée François Belle quitte la scène, laissant son compagnon filer vers la victoire. En solitaire, Alain Girardet franchit l’arrivée à la deuxième place et laisse à quelques longueurs Stéphane Brunetti prendre l’ascendant sur Marc Faggionato et Louis Ducharne au terme d’une magnifique empoignade. Dans la foulée, Stéphane Brunetti termine également sur la plus haute marche du podium de la classe A, encadré par Pierre-Alain Lombardi et Brady Beltramelli.

Maxi 1300 Series / Course 2

Pilotes engagés : 18 – Le Top 5 : 1.Gagnard (Ford Escort), 2.E.Thiéfain (Cooper S), 3. T.Thiéfain (Cooper S), 4.Gruelles (Marcos), 5.Beaudon (Austin Healey Sprite), etc.

En deux mots : Vainqueur de la course du samedi, Jean-François Besson repart sur le même rythme dans cette course 2. Las, après trois tours bouclés en tête, il doit s’effacer derrière Enzo Thiéfain, Guillaume Gagnard et Philippe Gandini. Une boucle de plus et c’est au tour du pilote de la Ford Escort de se porter au commandement devant celui de la Jem GT. Au septième passage, ce dernier prend la tête d’une course qui, à ce stade, a déjà vu quatre pilotes de succéder à la première place ! L’ultime rebondissement intervient dans le dernier tour : alors que la victoire lui semble promise, Philippe Gandini abandonne, transmission « out », et laisse Guillaume Gagnard s’imposer devant Enzo Thiéfain ! Bien que terminant avec une auto à l’agonie, Jean-François Besson remporte le trophée 2018.

SportProtosCup / Course 2

Pilotes engagés : 27 – Le Top 5 : 1.Leone (Osella PA20 Alfa), 2.Pargamin (Lucchini SP93 Alfa), 3.Kolly (Lola T292 BMW), 4.Julien (Lucchini SP94 Alfa), 5.Paganin (Lucchini SP93 Alfa), etc.

En deux mots : En l’absence de Remi Fraisse, le vainqueur de la course 1, Louis Kolly mène les premiers tours au volant de sa Lola T292 « ex team Archambeaud », puis abandonne l’avantage à la Lucchini de Gérard Pargamin. Ce dernier tient alors bon en tête devant Davide Leone, qui multiplie des attaques au volant de sa nouvelle Osella. L’Italien trouve finalement l’ouverture à deux tours de l’arrivée et rafle la mise devant lui et Louis Kolly. Franck Julien complète le quarté gagnant à une demi-minute, alors que Francis Dougnac et Pierre Groppi sont les autres lauréats de catégories.

Asavé 66-81 / Course unique

Pilotes engagés : 19 – Le Top 5 : 1.Dutoya/Dutoya (Elva Mk8S), 2.Perou (Chevron B8), 3. Valinho (Datsun 240Z), 4.Besson (Alpine A110), 5.Schneider (Datsun 240Z), etc.

En deux mots : Ultime course du meeting, mais aussi de la saison, cette endurance d’une heure tourne immédiatement à l’avantage des protos de Pierre et Laurent Dutoya (Elva Mk8S), partis de la pole, et d’Eric Perou (Chevron B8). Une fois les arrêts aux stands effectués, les deux hommes confirment leur suprématie en fin de course, laissant Jean-Charles Valinho compléter le podium avec une quinzaine de secondes d’avance sur l’Alpine A110 groupe 4 de Jean-François Besson.

LES PLATEAUX INVITES

Legends Cars Cup (Endurance)

Pilotes engagés : 31 – Le Top 5 : 1.Sonntag, 2.Fastres, 3.Morel, 4.Dilmi, 5.Morisset, etc.

En deux mots : Au terme de 40 mn d’une lutte acharnée, Maxime Sonntag remporte la deuxième victoire de sa jeune carrière. Battu de seulement 224/1000 de secondes, le Belge Guy Fastres est une nouvelle fois relégué sur la deuxième marche du podium, tandis qu’Antoine Morisset, cinquième, remporte définitivement la Legends Cars Cup 2018.

Classic Sports Car Club (Course 2)

Pilotes engagés : 44 – Le Top 5 : 1.Ratcliff (Caterham C400), 2.Davis (Caterham C400), 3.Watson (Caterham C400), 4.Carter (Caterham C300), 5.Smith (BMW M3), etc.

En deux mots : Reines de cet étonnant plateau britannique, les Caterham C400 signent un nouveau triplé, Peter Ratcliff succédant à Tim Davis dans le rôle du vainqueur.