Le Mans : un jour, une histoire…

Nous sommes en 1923, année de la première édition des 24 Heures du Mans. L’épreuve marque la première manche de la Coupe Rudge-Whitworth.

Cette année-là, les 33 concurrents de l’épreuve devaient boucler une distance totale minimum qui est définie en fonction de la cylindrée en centilitres. Une auto de deux litres devait, par exemple, atteindre 1200 km, soit 50 km/h de moyenne.

Les commissaires éliminaient toutes les six heures les concurrents qui avaient un retard de 20% sur leur distance totale exigée. Le retard passait à 15% à mi-course puis à 10% après 18 heures.

Avec 112 tours couverts, contre 128 à l’équipage victorieux, la Bentley 3 litres de John Duff et Franck Clément a pris la 4e place. Il aura manqué huit tours pour déposséder la Bignan de la dernière marche du podium. La pierre qui a percé le réservoir a causé la panne sèche sur le circuit. Il en fallait plus pour dégoûter John Duff qui a rejoint son stand à pied distant de 5 kilomètres. Franck a enfourché un vélo avec le bidon d’essence pour revenir à sa Bentley et reprendre la piste.

A cette époque, pas de Tour Michelin pour donner le classement, mais un grand tableau d’affichage mis à jour au gré de l’avancée de la course. Une ligne était dédiée au nombre de tours obligatoires à couvrir par le concurrent.

@Photo ACO