Le Mans, dimanche : clap de fin

Le meeting de l’Historic Tour du Mans s’est achevé dimanche sur le circuit Bugatti au terme de trois journées bien remplies avec les dernières courses. Pour cette ultime journée, la météo était au beau fixe, avec des températures très estivales.

ASAVE GT Tourisme 66 81 – 60 minutes – 16 partants – La Cesca Grac au-dessus du lot

La Cesca Grac-BDG #8 de Frank Metzger était invitée dans ce plateau, mais ne pouvait marquer de points au Trophée, étant un peu trop jeune pour être éligible. Metger s’échappait dès le départ.

Philippe Gache, qui prenait le premier relais à bord de la Ford GT40 #121 de John Doe, une GT40 achevée récemment, était en deuxième position, mais l’embrayage allait lâcher.

La Porsche Carrera 6 de Sylvain Reignier s’était arrêtée dès le premier tour et la Porsche 911 SC #155 de Ghislain Gaubert allait elle aussi renoncer un peu plus tard après un beau début de course. Metzger n’était pas inquiété jusqu’à l’arrivée et il remportait la course avec deux tours d’avance sur la Porsche 911 RSR 2,8l #10 de Julien Gruau, alors que Jean-Sébastien Pommard remportait la catégorie Tourisme avec la Ford Capri RS #59.

CSN Groep YTCC – 30 minutes – 39 partants – Les bons comptes d’Hoffmann

C’était la troisième et dernière course de ce plateau néerlandais, plateau invité. Troisième course et troisième victoire pour la McLaren MC1-Chevrolet Can-Am 5000cm3 #18 de Walter Hoffmann qui, en gagnant cette course, a réussi le hat-trick après s’être imposé deux fois la veille.

Il n’y a pas eu de match ! La McLaren du pilote allemand a dominé la concurrence. Ronny Scheer et la BMW M1 #6 – au son toujours impressionnant – a donc terminé deuxième pour la troisième fois en deux jours, à trente secondes de la McLaren.

La Mercedes 190 EVO DTM #171 de Kasper Aaskov a complété le podium devant la Triumph TR8 IMSA #42 de Christian Marx, ces quatre voitures ayant dominé la concurrence tout au long du week-end.

F3 Classic – Formule Renault Classic – 13 tours – 29 partants

Rouvier qui rit, coup de Trafalgar pour Nelson

Comme Hoffmann, Rouvier a réalisé le sans faute au Mans, en s’imposant dans cette deuxième course du week-end comme la veille avec sa Martini MK31-Toyota F3 #59.

Il conservait la première place dès le départ et n’allait plus la quitter, suivi à distance par Simon Jackson (Chevron B43-Toyota #11), jamais en mesure de menacer Rouvier, et par Ian Jacobs (Ralt RT3-VW #9) qui terminaient dans cet ordre.En Formule Renault Classic, Antoine Robert, Champion de France en titre, a remporté sa seconde victoire consécutive du meeting avec la Martini Mk48 Turbo #13 devant son père Lionel (Martini Mk44 Turbo #1) comme la veille. Antoine cédait provisoirement la tête de la catégorie à son père vers la fin de la course avant de le repasser. Le grand perdant de cette épreuve était Nelson, leader du Championnat de France Protos/Monoplace avant Le Mans victime au quatrième tour d’un problème de pression d’essence, un tuyau s’étant débranché. Il termine loin dans le classement, perdant de précieux points dans l’optique du championnat, comme le samedi à la suite de sa pénalité.

Trophée Lotus – 12 tours – 30 partants – Chaud devant !

Comme la veille, Pascal Métayer a imposé sa Lotus Seven #10, mais il a dû s’employer pour battre Xavier Jacquet (Lotus Seven #34) au cours d’un dernier tour au cours duquel les deux pilotes ont pris le dessus l’un sur l’autre à plusieurs reprises. Métayer l’emporte sur Jacquet pour trois dixièmes de seconde, Jacquet termine donc deuxième comme la veille, Dominique Vulliez (Lotus Seven #36) étant de nouveau la troisième place.

ASAVE Racing 65 – 60 minutes – 32 partants – Un final inouï

Didier Gruau, parti en pole position avec la TVR Griffith 400 #10 prenait les choses en main dès le départ et emmenait le peloton mené par la Corvette #69 de José Beltramelli et la Shelby Cobra #8 de Nicolas Chambon, une Cobra de 1962, une des plus anciennes du plateau. Après les arrêts obligatoires, la TVR de Gruau, désormais pilotée par Claude Boissy, était toujours au commandement devant la Corvette de Beltramelli. Celui-ci sonnait la charge et revenait progressivement sur la TVR.

La fin de course était un peu surréaliste : Boissy, qui venait de se faire passer par Beltramelli , sortait de la piste et pouvait repartir. La voie était donc libre pour Beltramelli…Non, car la Corvette part elle aussi à la faute presque aussitôt et s’immobilise à son tour. La course est neutralisée et les incidents ayant eu lieu à huit minutes de la fin de course, le restart ne pourra être donné. Le règlement stipule que, en cas d’interruption définitive de la course, le classement est celui du tour précédant l’interruption. La TVR est donc le vainqueur théorique. Non, car elle reçoit une pénalité de 30 secondes pour non-respect de la ligne de course ! La Corvette victorieuse alors ? Que nenni, puisque Beltramelli avait écopé d’un stop and go dont il n’a pu s’acquitter à cause de l’arrêt prématuré de la course, il est donc pénalisé lui aussi de 30 secondes !! La victoire tombe donc dans l’escarcelle de la Cobra de Chambon, devant la TVR de Gruau/Boissy et la Corvette de Beltramelli…

GT Classic, Supertouring Revival – 60 minutes – 8 partants – Bis repetita placent

Le plateau était maigrelet pour cette deuxième course du plateau qui a perdu cinq concurrents la veille. Sans surprise, les surpuissantes Porsche 993 GT2 ont fait parler la poudre et ont survolé les débats.

Comme samedi, Benoît Romac (Porsche #52) a pris le meilleur sur Laurent Sabatier (Porsche #51) qui terminait à trente secondes. La troisième place revenait à la Marcos Mantis #11 de Philippe Baudin, qui découvrait la compétition, et de Tristan Gommendy, celui-ci ayant assuré le spectacle au cours du deuxième relais.

SportsProtosCup – 12 tours – 29 partants – Le triplé des Lucchini

Deux des favoris n’étaient pas au départ : Philippe Gache (Lola T294- BDG #84), vainqueur la veille et Frank Metzger (Cesca-Grac-BDG #8).

Pascal Gerbout (Osella PA8-Alfa Romeo #21) partait donc en pole position et gardait le commandement dans les premiers tours, prenant plusieurs longueurs à ses rivaux. Cependant, il partait en tête-à-queue au virage du Raccordement et devait repasser au stand. Cet incident laissait en tête de la course la Lucchini PA93 #75 de Gérard Pargamin et la Lucchini SP94 #77 de Rémy Fraisse.

Fraisse prenait la tête mais Pargamin le suivait de près et repassait bientôt devant. La course était neutralisée peu après et le restart était donné à un peu moins de sept minutes du drapeau à damiers. Pargamin conservait la première place et semblait partir vers la victoire, mais dans le dernier tour, il se faisait surprendre par Rémy Fraisse qui remportait sur le fil cette course avec trois dixièmes d’avance sur Gérard Pargamin.

Le podium était 100% Lucchini car Franck Jullien (SP94-Alfa Romeo #76) prenait la troisième place à la suite d’une pénalité infligée à la Lola T292-BMW #81 ex Gérard Larrousse/Hervé Bayard de Louis Kolly.