Le FIA GT était à déjà à San Luis en 2008

Deux ans avant le World GT1, le FIA GT s’est rendu en Argentine sur le tracé de San Luis. Construit en seulement 18 mois par les entreprises locales de la province de San Luis, le tracé argentin, long de plus de 6km (Grade 2 FIA), faisait office de finale.

Stéphane Ratel, président-fondateur de SRO Motorsports Group, relevait le défi d’amener la caravane FIA GT au beau milieu d’un volcan : « Il y a environ 18 mois, j’ai eu un dîner très agréable avec Carlos Garcia Remohi (président de la fédération) à Paris et nous avons discuté de l’opportunité de ramener un circuit international en Argentine. Nous avons eu cette discussion et il m’a parlé de ce projet de San Luis. Je suis venu ici pour découvrir Potrero de Los Funes, qui est sans aucun doute un endroit incroyable pour passer une semaine de vacances. Mais après le premier tour que nous avons effectué autour du lac, j’ai dû être très inventif pour voir comment nous pourrions faire une course ici. Dix-huit mois plus tard, je suis ravi d’avoir pris cette décision qui semblait un peu folle à l’époque. Ce circuit sera un point de repère dans le monde du sport automobile. Les circuits légendaires sont généralement des circuits naturels très rapides et très difficiles, non conçus par des ordinateurs. Des circuits comme Le Mans, Spa, Bathurst, et maintenant San Luis, feront partie de ces grands circuits du monde. »Pour cette finale 2008, le plateau était composé de 21 GT. A cette époque, une seule course d’un format de deux heures par meeting était organisée pour les GT1 et GT2. Marcel Fässler (Corvette/Phoenix) décrochait la pole en GT1 devant Fred Makowiecki (Saleen/Larbre). Le Suisse égalait Bernd Schneider sur le nombre de poles en une saison. Sur ses terres, Mattias Russo (Ferrari/Advanced Engineering) se montrait le plus rapide (GT2) en devançant Richard Westbrook (Porsche/ProSpeed).

Il manquait l’Aston Martin DBR9/Gigawave Motorsport de Simonsen/Peter sur la grille de départ suite à une sortie du Danois. Toni Vilander (Ferrari/AF Corse) tapait lui aussi en essais mais la F430 pouvait partir en fond de grille.

Fred Mako (Saleen) prenait rapidement l’avantage dès le départ sur Marcel Fässler (Corvette). Le Suisse parvenait à reprendre le leadership juste avant les arrêts. La course de la Saleen allait s’arrêter dès le premier tour de Roland Berville qui tapait le mur. Même sanction pour la Corvette de Fässler/Risatti.

Une autre Aston Martin et une autre Saleen allaient prendre la course à leur compte mais le lest de 90 kg sur l’Aston Martin/Phoenix de Gollin/Hezemans ne favorisait guère la marche en avant de la C6.R. Avec des pneus Pirelli qui fonctionnaient parfaitement, Bert Longin et Anthony Kumpen imposaient la Saleen S7-R/Peka Racing avec 0.561s d’avance sur l’Aston Martin. La dernière marche du podium revenait à la Corvette C6.R/SRT de Soulet/Fumal/Ledesma. Pour la petite histoire, la Saleen victorieuse s’est arrêtée en bord de piste après le damier (suspension cassée) après un contact avec la Corvette de Hezemans une fois le damier franchi. Il semblerait que le pilote de la Corvette n’avait pas eu l’information comme quoi la course était terminée.

En GT2, Russo/Perez Companc faisaient briller les couleurs de l’Argentine avec un triplé Ferrari. Bruni/Vilander et Montanari/Biagi complétaient le podium.

Les meilleurs moments de la course sont à revivre ici