La Maserati MC12 et le GT, une relation compliquée dès le début…

La relation entre la Maserati MC12 et le GT pourrait se résumer à ‘je t’aime moi non plus’. On pourrait en écrire un livre mais cette fois on va se limiter aux débuts de l’auto.

Nous sommes à Imola en septembre 2004. Le championnat FIA GT rend visite au tracé italien et c’est sur ce circuit que débute la Maserati MC12 qui sort de huit mois d’essais. La structure AF Corse est chargée de faire rouler deux autos, une pour Andrea Bertolini et Mika Salo, l’autre pour Johnny Herbert et Fabrizio De Simone. C’est à cette époque que AF Corse a commencé à se faire connaître sur la scène internationale GT.

Personne ne sait trop à quoi s’attendre avec cette Maserati MC12 qui vient affronter les Saleen S7-R, Ferrari 550 Maranello, Ferrari 575 GTC, Lamborghini Murcielago R-GT, Lister Storm autres Chrysler Viper GTS-R. Beaucoup disent que la MC12, basée sur la Ferrari Enzo, n’est qu’un prototype déguisé.

Pour les débuts de l’auto, Luca di Montezemolo, alors à la tête du groupe Fiat, Claudio Berro, patron de la compétition chez Maserati, et Giorgio Ascanelli, concepteur de la MC12, ont fait le déplacement.

Il n’est pas question pour le FIA GT de laisser le loup entrer dans la bergerie. A Imola, la Maserati MC12 est alourdie de 60 kg comme pour tout nouvel arrivant en FIA GT, son aileron arrière est réduit et la garde au sol est fixée à 60 mm. Trois courses de probation sont au programme afin de juger la performance de l’auto. Si elle devait être trop performante, Modène devrait alors revoir sa copie.

La première séance qualificative place la plus rapide des Maserati MC12 au 8e rang. La course tournera à l’avantage de la Saleen/Vitaphone de Bartels/Alzen. Le team allemand passera la saison suivante à la GT italienne. Les MC12 ont tout de même terminé sur le podium à Imola, Bertolini/Salo 2e devant Herbert/De Simone. Les pilotes ne marquaient pas le moindre point au championnat. Lors du rendez-vous suivant à Oschersleben, la Maserati MC12 de Bertolini/Salo décrochait son premier succès.

En fin de saison, les données collectées étaient envoyées à la FIA pour voir si la MC12 pouvait être homologuée. La suite, on la connaît…