La caméra de Johnny Dumfries aux 24 Heures du Mans 1989 (+ vidéo)

Nous sommes le samedi 10 juin 1989, il est 19 h 45. La Toyota 89 C-V #37 de
Johny Dumfries, Geoff Lees et John Watson est arrêtée dans le droit qui précède le Virage Ford. Le pilote écossais est sortie large quelques minutes plus tôt au niveau de la nouvelle portion. Le choc n’est pas très violent mais suffisant pour que le demi arbre de roue arrière droit ne sorte de son logement. La voiture est poussée derrière le mur de béton et Johnny Dumfries commence à bricoler. Il y croit, il n’est pas loin des stands et ses mécaniciens volent à son secours (tout en restant à distance raisonnable de peur de disqualifier l’auto).

Ils le conseillent et à force de, le pilote parvient à avancer pas à pas, de poste en poste. Son dernier arrêt se fait juste au niveau du virage Ford. Après plus de deux heures (au total) d’intervention, une dernière réparation de fortune est effectuée, le Comte espère pouvoir traverser la piste et rejoindre les stands juste en face.

@Toyota

Malheureusement, en repartant, il est définitivement arrêtée au poste 134 bis par un fil de caméra qui s’est coincé, Johnny Dumfries s’arrête avec la caméra qui traine par terre ! Un peu plus tôt, journalistes, photographes et cameramen ont accouru lorsqu’ils ont su qu’il était bloqué en bord de piste. Mais un opérateur trop « zélé » s’est approché un peu près et le fil s’est accroché à la Toyota jaune et noire lorsqu’elle est repartie.

Cela en est trop. Il est alors 21 h 26. L’abandon est officialisé 25 minutes plus tard. Toyota Team Tom’s peut alors plier bagage après après seulement six heures de course car ses deux autres autos ont aussi abandonné. La Toyota 89 C-V #36 de Hitoshi Ogawa, Paolo Barilla et Ross Cheever d’abord suite à un souci moteur puis la Toyota 88C #38 de Kaoru Hoshino, Didier Artzet et Keiichi Suzuki sur une sortie de piste du Français.

Quant à Johnny Dumfries, il n’aura pas pu défendre sa couronne de 1988 bien longtemps…