Historic Tour, samedi : les premières courses

Sur la carte du menu du meeting de l’Historic Tour ce samedi sur le circuit Bugatti, les premières courses étaient inscrites, avec également quelques dernières séances qualificatives . Si en tout début de matinée le ciel était encore un peu gris, le soleil n’a pas tardé à faire son apparition et la météo du jour a été franchement estivale, avec donc des conditions de piste parfaites avec une piste totalement sèche bien sûr.

CSN Groep YTCC (YTCC pour Young Touring Car Challenge) – 25 minutes

Course 1

C’était la première des 21 courses au programme du week-end de l’Historic Tour au Mans, et la première des trois courses du plateau, les deux autres ayant lieu demain sur une durée de 30 minutes chacune. 44 voitures étaient au départ.

La McLaren MC1 Chevrolet Can-Am #18 avait réalisé la pole position et ce très nettement. Sans surprise donc, l’allemand Walter Hoffmann faisait parler la puissance du moteur et la McLaren creusait le trou dès le départ lancé. Elle n’allait pas être inquiétée jusqu’à l’arrivée.

Ronny Scheer était lui aussi parti en première ligne avec la BMW M1 #6 -mais à 5 secondes du chrono de son compatriote- et lui aussi réussissait son envol mais ne pouvait suivre le rythme de la McLaren. En revanche, il se détachait lui aussi du peloton et paraissait filer tranquillement vers la deuxième place.

Le podium semblait devoir être complété par la Triumph TR8 IMSA 4000cc #42 de Christian Marx, et la Triumph, en début de course, confirmait ses performances des essais qualificatifs mais un peu plus loin derrière l Mercedes 190 EVO DTM #171 du danois Kasper Aaskov -partie en quatrième ligne- taillait sa route et remontait rapidement vers l’avant. Marx opposait une belle résistance, mais en fin de course il ne pouvait empêcher la Mercedes de prendre cette troisième place, Aaskov terminant à un peu plus de cinq secondes seulement de la BMW M1.

Belles performances de la TVR Tuscan #176 de Samuel Benz, bon cinquième après une course en solitaire, alors que Alexis Walter, septième avec l’Alfa Romeo GTV6 3 litres #90 était le premier français devant la première Voiture française, l’Alpine-Renault V6 #7- du danois Patrick Andriessen, huitième.

Course 2 6- 30 minutes

On prend les mêmes et on recommence…(presque). La McLaren de Hoffmann a survolé les débats, passant la ligne d’arrivée avec près de une minute et vingt secondes sur la BMW M1 de Scheer. Le podium était cependant un peu différent de la course 1 car cette fois la Triumph de Marx devançait la Mercedes de Aaskov.

Benz était de nouveau cinquième avec sa TVR et Walter de nouveau aussi le meilleur tricolore avec son Alpine-Renault V6.

F3 Classic – Formule Renault Classic (13 tours ou 25 minutes)

Simon Jackson avait réussi le meilleur temps en qualifications et partait en pole position avec la Chevron-Toyota B43 #11, mais dès le premier tour, Frédéric Rouvier, instructeur au Circuit Paul Ricard, prenait le commandement avec la Martini-Toyota Mk31 #59 alors que Ian Jacobs (Ralt RT3-VW #9) avait lui aussi pris le meilleur sur Jackson et pointait en deuxième position.

Antoine Robert, quatrième et en tête des FR Renault Turbo derrière les trois F3 , était en lutte avec la Martini-Toyota Mk31 F3 #4 de Jean-Pierre Eynard Machet. Le duel allait durer sept tours avant que la F3 ne trouve l’ouverture.

On crut un moment que Rouvier allait faire définitivement le trou mais Jacobs et Jackson parvenaient à garder le contact et l’écart se stabilisait. Il allait même être encore plus resserré avec une entrée en piste (brève) du safety-car, mais au restart, Rouvier reprenait sa marche à l’avant, l’ordre de ses suivants ne changeant pas.

La fin de course était animée par une passe d’armes qui allait durer plusieurs tours entre « Nelson » et la Martini Mk51 #51 et la Martini Mk44 #1 de Lionel Robert, ce duel ayant pour enjeu la deuxième place du classement FR Turbo.

Finalement, Robert passait et décrochait la septième place au classement final, car Jacobs, qui avait franchi la ligne d’arrivée en deuxième position, recevait une pénalité de 40 secondes, sa Ralt ayant été jugée pas tout à fait conforme. « Nelson », actuel leader du Championnat de France Protos/Monoplace, recevait une pénalité de 30 secondes pour avoir doublé un concurrent avant le restart et il chutait à la vingt-et unième place. Carlos Antunes Tavares, le patron de PSA, prenait la onzième place avec la Chevron-Toyota B47 #15.

Maxi 1300 Series

Il n’y a pas eu de suspense dans cette course. Philippe Gandini avait fait la pole avec la Jem GT 1300 #9 et il est resté en tête de bout en bout, la deuxième place revenant à Enzo Thiefain (Austin Cooper S #34), auteur d’un très bon départ.

SportsProtosCup

35 voitures étaient au départ, dont le poleman Philippe Gache (LolaT94/6-Ford BDG 2 litres #84). Le patron de l’équipe SMG (10 participations aux 24 Heures du Mans) a toujours bon pied bon oeil et a remporté la course.

Au départ, Pascal Gerbout (Osella PA8-Alfa Romeo #21) a bien contré le Champion de France Formule Ford 1985, et a pris brièvement la tête avant que Gache ne reprenne le leadership dès avant la fin du premier tour.

La course était jouée et la Lola l’emportait avec près de trente secondes d’avance au terme des 12 tours de course devant Gerbout dont la deuxième place n’a jamais été menacée non plus.

La troisième place de Rémy Fraisse (Lucchini SP94-Alfa Romeo #77) ne l’était pas également  une fois que celui-ci ait maîtrisé dans les premiers tours la Cesca-Grac #35 de Frank Metzger. Celui-ci livrait une bataille farouche avec la Lucchini PA93 de Gérald Pargamin, ce dernier prenant finalement la quatrième place à Metzger dans les derniers instants.

Contrairement à il y a deux ans, les Sports2000 britanniques ont été dominées, mais les meilleurs éléments de cette Série n’avaient peut-être pas franchi la Manche. Leur meilleur représentant a été Peter Brouwer (Lola 88/90-Ford Duratec #128) qui a terminé sixième.

Philippe Gache avait fait un joli meilleur tour en 1.40.863.

GT Classic/Supertouring Revival

Ce fut une bataille de Porsche entre les deux 993 GT2 de Benoît Romac (#52) et de Laurent Sabatier (#51). Leur puissance n’a laissé aucune chance à la concurrence, le troisième finissant à un tour !

Romac a creusé peu à peu à l’écart sur Sabatier et le pitstop obligatoire n’a rien changé à l’affaire, la Porsche #52 terminant avec près de quinze secondes d’avance sur la #51.

Sébastien Mathieu (Porsche 964 RSR #84) a pris la troisième place, alors que la Marcos Mantis GTR #11 de Philippe Baudin/Tristan Gommendy a terminé cinquième après un beau deuxième relais de Gommendy.

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