Epoqu’Auto : une belle vente aux enchères Aguttes à Lyon

En marge d’Epoqu’Auto, la maison Aguttes avait organisé le 9 novembre dernier sa vente d’Automne. 63 véhicules étaient proposés, 41 ont changé de mains.

Les enchères les plus importantes sont revenues à deux italiennes :

    • Une Lamborghini Murcielago Roadster LP 580 de 2005 dans un très bon état de présentation et de fonctionnement. Cette auto avec un faible kilométrage (28.200 km) développant 580 cv est un des rares modèles doté d’une boîte mécanique. Son acquéreur a déboursé 265.824 euros(*) pour une estimation de 250.000/350.000 euros.
      • Une Ferrari Dino 246 GT Série E de 1973, restaurée complètement en 1988 et ayant parcouru 15.350 km depuis, est partie pour 235.000 euros. Un prix inférieur à son estimation comprise entre 250.000 et 360.000 euros.
    • Cocorico ! La 3ème plus grosse enchère, 118.324 euros, est pour une française ! Une Renault Frégate décapotable de 1959 estimée 100.000/150.000 euros. Elle était présentée comme l’unique survivante des 3 cabriolets construits par Chapron. Cette auto entièrement restaurée avait eu l’honneur d’être exposée à Epoqu’Auto en 2008.

    • A l’exception de la Lamborghini, de la Ferrari Dino et de la Renault Frégate, les autres lots n’ont pas dépassé les 100.000 euros.

      Parmi les voitures de sport (ou typées sport) notons la présence de deux Lancia :

        • Une Delta HF Intégrale de 1988, préparée par son propriétaire pour courir des rallyes aux couleurs Alitalia, a été vendue 43.394 euros (estimée 23.000/30.000 euros).
      • Une autre Delta HF Intégrale 16V de 1989, présentée dans un état sain avec 114.000 km au compteur, a trouvé preneur pour 25.104 euros avec une estimation comprise entre 22.000 et 32.0000 euros.

    Du côté des anglaises, une Austin Mini Cooper S 1275 cc, préparée pour la course en configuration « Stage 3 », avec une estimation comprise entre 35.000 et 45.000 euros est partie pour 40.444 euros.

Toujours dans la catégorie des sportives, les marques françaises étaient bien représentées.

Une Renault R5 Turbo 2 de 1983 au moteur refait en 2003, équipée d’un kit Cévennes qui a fait passé sa puissance de 160 cv à 200 cv. Ce véhicule a fait l’objet de travaux de carrosserie et de peinture après un accident lors du Giraglia Historique. Son nouveau propriétaire a dû débourser 67.584 euros pour en faire l’acquisition (estimation 65.000/85.000 euros).

Une Peugeot 205 GTI 1.9 de 1987 dans un état de conservation exceptionnel et dont le compteur n’affiche que 6.712 km a été vendue pour 47.524 euros, au dessus de son estimation comprise entre 28.000 et 40.000 euros.

  • Une DB HBR 5 Coach Super Rallye de 1960 intégralement restaurée, éligible au Mans Classic (deux participations en 2016 et 2018) et au Tour Auto, est partie pour 62.864 euros (estimation 70.000/90.000 euros).

    Au titre des lots qui n’ont pas été vendus, la liste est prestigieuse : une Mercedes Benz 190 SL de 1963 (100.000/120.000 euros), une Jaguar XK 140 SE Roadster de 1955 (90.000/120.000 euros), une Jaguar Type E Série 3 V12 Roadster de 1972 (45.000/65.000 euros), une Porsche 911 2.O de 1966 (180.000/220.000 euros), une Porsche 911 Carrera 3.0 de 1976 (45.000/65.000 euros)…

    Autre auto remarquable qui n’a pas trouvé preneur, un Coach Delahaye 135 M  « Gascogne » signé Dubos de 1949, toujours équipé de son moteur d’origine. Cette auto était estimée entre 80.000 et 120.000 euros.

  • Enfin, du côté des lots d’Automobilia, signalons un panneau de signalisation en tôle émaillée ACO Le Mans qui avec une estimation comprise entre 300 et 600 euros a trouvé preneur à 4.340 euros.

  • (*) prix annoncés frais et taxes compris.