Classic Days : un final en beauté

La première édition mancelle des Classic Days -la douzième de l’événement, les onze précédentes s’étant déroulées à Magny-Cours- s’est achevée comme elle l’avait commencé, sous le soleil.

Comme samedi, le public était venu nombreux et, outre les séances de roulage quasi ininterrompues des différents plateaux, a profité des diverses animations et expositions, que ce soit dans le Village, le paddock, les stands ou le support paddock.

Dans le haut du Village, un camp de l’US Army avait été reconstitué, avec entre autres un imposant char et même un car de la NASA.

Les fans de moto ont été quelque peu ébahis par le stand de Jean-Luc Gaignard, le Lavallois exposant une impressionnante collections de motos de compétition, dont certaines ont été Championnes d’Europe et même du Monde, telles la Yamaha 750 TZ de Patrick Pons, Championne du Monde en 1979.

Jacques Laffite, toujours fidèle à Ligier – le constructeur fêtant ses 50 ans -, et sa fille Margot, marraine de ces Classic Days 2019, sont longuement restés dans le stand Ligier pour le plus grand bonheur des chasseurs d’autographes. La Ligier JS P4 peinte en 24 heures par Nairone Defives pendant la dernière édition de la classique mancelle était en bonne place dans un des stands attribués à Ligier.

Côté piste, le plateau « Avant Guerre » a de nouveau impressionné, avec plus de 50 voitures en piste dont près d’une trentaine de Bugatti, certaines pilotées « à l’ancienne », avec les manches de chemises retroussées .

Il contenait aussi des modèles très rares comme cette Ford A Speedster de 1930 achetée à l’état d’épave pour 1500€, mais dont la restauration a demandé évidemment beaucoup plus d’efforts financiers, de recherche documentaire et de travail technique, la Ford étant désormais équipée d’un moteur 2,8 litres de…19 chevaux.

Plus de 400 voitures ont tourné sur le circuit pendant ces deux journées et, grâce au travail impeccable des commissaires, les interventions ont été bien maîtrisées, réduisant la durée des safety cars et des full course yellow. L’un de ceux-ci a été provoqué par une Bugatti qui a perdu son capot dans la ligne droite du Chemin aux Boeufs. Autres temps, autres mœurs, le pilote d’une Bugatti et son passager se sont rangés sur le bas-côté, ont récupéré le capot, l’ont refixé et sont repartis…

La Matra 670B a pu boucler sans souci de nombreux tours de circuit. Gérard Larrousse l’a pilotée le matin et a passé le relais pour le roulage de l’après-midi à Pierre Fillon, le Président de l’Automobile Club de l’Ouest qui a mené la Matra grand train dans le plateau des Protos et des F1, côtoyant une Porsche 917 ou la rare Ford 3L.

Nous reviendrons prochainement sur cette édition des Classic Days avec Benoît Abdelatif, l’organisateur du meeting.

Les photos du dimanche sont ici