2001, l’année où les 24 Heures de Spa ont basculé dans le GT

L’année 2001 marquait les débuts de l’ère GT aux 24 Heures de Spa. Le Tourisme avait vécu, place au GT ! La première séance d’essais libres remonte au jeudi 2 août 2001. A cette époque, on ne parlait pas de Total 24 Heures de Spa mais de Proximus 24 Heures de Spa en référence à l’opérateur téléphonique belge.

« Nous devions prendre des décisions importantes dans la mesure où les trois dernières moutures de l’épreuve avaient fait montre de quelques faiblesses », déclarait Jean-François Chaumont, alors en charge du RACB en 2001. « Il suffisait de regarder autour de nous pour comprendre que la seule porte réellement crédible était celle qui conduisait à une autre discipline. Or, je dois reconnaître que les solutions de rechange qui s’offraient à nous ne se bousculaient pas au portillon. » 

Au lieu des GT1 et GT2, le RACB a failli prendre une autre direction. Deux options étaient sur la table : continuer avec la Superproduction et un plateau maigrichon ou prendre la  voie des 24 Heures du Nürburgring qui faisaient la part belle à la fête populaire.

« Nous tenions vraiment à remonter l’échelle de la popularité et de l’internationalisation de notre épreuve », soulignait Chaumont. « Je pense que dans cette optique, le GT était le bon choix. Le spectateur n’est jamais dupe. Quand il y a spectacle, il vient. Sinon, il s’abstient. Les baisses de fréquentation constatées en 1998 et 1999, et même si c’était un peu mieux en 2000, sont là pour le prouver. » 

Pour le transfert Tourisme/GT, Jean-François Chaumont a pu compter sur Paul Frère avec le rôle de consultant. « J’ai moi aussi préconisé il y a deux ou trois ans la solution du Grand Tourisme qui m’apparaissait plus proche de la série », confiait l’ancien pilote belge en 2001. »A mes yeux, ce passage me semblait se justifier de deux manières : d’une part, l’époque où il n’existait pas de GT pour la compétition était définitivement révolue, d’autre part la réglementation internationale pour le Tourisme 2 litres était conçue pour des courses de deux manches de 45 minutes qui ne disposaient ni les constructeurs ni les préparateurs à investir sur l’endurance, encore moins sur un circuit  aussi long et rapide  que Spa-Francorchamps. Dans ces conditions, le choix du GT me semblait s’imposer de lui-même. » 

C’est donc du côté de Stéphane Ratel et de son fameux championnat FIA GT que viendra le  salut des 24 Heures de Spa. « Les 24 Heures de Francorchamps avaient énormément à apporter au championnat en termes de notoriété et de nombre de spectateurs », confiait le président-fondateur de SRO Motorsports Group. « La Formule 1 mise à part, il n’existe pas beaucoup d’événements sport auto qui soient susceptibles d’attirer 80 000 spectateurs. Nous avons donc décidé d’unir nos destinées. Contractuellement, nous sommes liés pour trois ans. Mais l’objectif est évidemment d’aller largement au-delà de cette échéance. »

Vingt ans plus tard, les GT sont toujours les reines des 24 Heures de Spa…