Une nouvelle exposition au Musée du Mans : « Le Mans 1949 »

Communiqué de presse : Une exposition temporaire au Musée des 24 Heures est actuellement consacrée à l’édition 1949, année de la reprise de la compétition sur le circuit manceau après la seconde guerre mondiale. Il s’agit d’une épreuve particulière puisqu’elle a marqué la reprise de la compétition après son interruption due à la seconde guerre mondiale. Pour célébrer, les 70 ans de la renaissance de l’une des plus célèbres courses d’endurance au monde, le Musée des 24 Heures du Mans propose cette exposition qui se tiendra du 1er mars au 19 mai 2019. Vous pourrez y découvrir cinq véhicules historiques ayant participé à l’épreuve d’avant-guerre et d’après-guerre. Il sera intéressant de découvrir l’ambiance dans laquelle se sont disputées ces 24 Heures du Mans et de voir quelles machines ont participé à cette course singulière. Certaines de ces autos, de par le contexte économique et historique, datent d’avant guerre. 1939 marquait effectivement le dernier rendez vous avec la classique de l’endurance, avant ces 25 et 26 juin 1949.

Quelques modèles exposées au Musée des 24 Heures lors de cette exposition :

Ferrari 166 MM Barquette Touring #22 1949 

La Ferrari 166MM, troisième voiture conçue par la marque italienne, doit son nom à la taille des cylindres de son moteur et à sa victoire en 1949 dans la célèbre course des « Mille Miglia ». Voiture de compétition que la petite usine Ferrari vend à ses clients sportifs, la 166 MM est en rupture avec les voitures de course de sport d’avant-guerre : les roues sont protégées par la carrosserie, la silhouette est aérodynamique. Avec une victoire au classement général, dans la catégorie des 1 501 à 2 000 cm 3, et à l’indice de performance, la première participation de Ferrari aux 24 Heures du Mans est un véritable succès. Moteur : 12 cylindres en V, 2 arbres à came en tête, 1 992 cm3, 140 ch – Vitesse : 201 km/h

D.B. Tank #42 – 1949

La marque D.B. est créée juste avant la guerre par Charles Deutsch, polytechnicien, et René Bonnet, garagiste. Les deux hommes s’associent pour réaliser des voitures de sport à mécanique Citroën. Barquette sportive, à la silhouette aérodynamique, le Tank est léger. Les modifications apportées au moteur Citroën permettent de faire de cette traction avant une vraie « machine » de compétition. Deux Tank DB sont engagés aux 24 Heures du Mans en 1949. La première, conduite par René Bonnet et Charles Deutsch, abandonnera à la 19ème heure. La seconde, portant le n°41, se classe 2ème de sa catégorie. Moteur : Citroën 4 cylindres préparé, 1 490 cm3, 50 ch – Vitesse : 150 km/h

Renault 4CV – 1949

Lancée en 1946 pour offrir une voiture bon marché aux français, la 4CV n’est pas pensée par la marque comme une voiture de compétition. Pourtant, en 1949, deux pilotes, Camille Hardy et Maurice Roger, engagent une 4CV à titre privé. La sangle en cuir maintenant le capot avant en place est le seul élément qui indique sa reconversion en voiture sportive. Ils parviennent à effectuer 21 tours avant d’abandonner sur une défaillance des soupapes. Cet engagement n’est pas bien accueilli par la Régie Renault mais donne des idées au département compétition de la marque. L’année suivante, la victoire de catégorie d’une 4CV convainc définitivement Renault de s’engager en endurance. Moteur : 4 cylindres, 760 cm3, 21 ch – Vitesse : 100 km/h

Delahaye 135 S #12 – 1939

Commandée spécialement par le pilote français Louis Villeneuve, cette Delahaye est engagée aux 24 Heures du Mans en 1937, 1938, 1939 et 1949. Le modèle 135 devient rapidement le symbole de la voiture sportive de luxe à la fin des années 30 et les amateurs de sport automobile ont l’habitude de la voir aux départs des rallyes, des courses de côtes ou des épreuves d’endurance sur circuits. Louis Villeneuve achète le châssis nu et commande sa carrosserie à Figoni, célèbre carrossier de luxe qui crée une « carrosserie selon le règlement des 24 Heures du Mans ». Moteur : 6 cylindres en ligne, 3 590 cm3 – Vitesse : 185 km/h

Simca 8 Gordini

À la fin des années 30, alors que l’automobile devient un peu plus accessible et que les congés payés se démocratisent, Simca (filiale française de la marque italienne Fiat) lance sur le marché sa Simca 8. Cette voiture se forge rapidement l’image d’une auto rapide et nerveuse mais économique. Certains clients doutent pourtant de sa fiabilité. Amédée Gordini, mécanicien, pilote et préparateur mécanique, engage en 1938, 1939 et 1949 des Simca 8 aux moteurs modifiés par ses soins pour la course des 24 Heures du Mans. Il remporte une victoire de catégorie en 1939 et termine deuxième de sa catégorie en 1949 prouvant aux clients français la fiabilité de cette voiture. Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 220 cm3, 75 ch.

Cette année 1949 s’avère particulière à bien des égards, puisqu’elle marqua aussi le premier succès de Ferrari aux 24 Heures du Mans. En effet, le duo Luigi Chinetti-Lord Selsdon, alias Peter Mitchell-Thompson imposa sa Ferrari 166MM, après avoir bouclé 3178,299 km à la vitesse moyenne de 132,420 km/h.